Lupinus sp.
Lupins

FABACEES
Description botanique :
Plante herbacée vivace pouvant atteindre 1,5 m. 
        • Feuilles : alternes, pétiolées, palmatisequées, composées, divisées en 5 à 15 folioles allongés disposés en éventail. 
        • Fleurs : à corolle papilionacée de couleur variable, disposées en épis terminaux allongés (floraison : mai-juin)  
        • Fruits : gousses duveuteuses d'abord vertes puis noires à maturité, contenant des graines rondes et noires  
 
Habitat :
        • Ornementation  
        • Espèces fourragères  
Risques principaux :
         • Troubles cardiaques  
         • Etat d'agitation aiguë induit par les hallucinations, convulsions  

Principes toxiques :
         • Nature : Alcaloïdes quinolizidiniques (anagyrine, spartéine, lupinine, lupanine, lupine).  
         • Localisation : Surtout concentrés dans les graines mais toute la plante est toxique.  
 
Remarques : 
Il existe 2 catégories de lupins  
         • Les lupins doux, dépourvus ou très pauvres en alcaloïdes  
         • Les lupins amers, riches en alcaloïdes, et très toxiques ; graines traitées par plusieurs cycles de désamérisation 
 
Les espèces fourragères sont non toxiques, ou toxiques mais traitées.  
Les lupins sont exploités depuis plus de 4000 ans. Leur toxicité était déjà parfaitement connue et les procédés de détoxication ont rapidement été mis au point. Trempage et cuisson à l’eau permettent d’éliminer les alcaloïdes contenus dans les semences. Mais le procédé est lourd.  
 
A Rome les graines de Lupin blanc servaient de monnaie d’échange, elles permettaient par exemple de payer l’entrée au théâtre, c’est pourquoi on a surnommé sa fève : « l’or de comédie ».  
 
Les lupins doux peuvent être utilisés à des fins alimentaires. En effet les graines sont riches en protéines. Les lupins amers doivent être "préparés" pour être consommables. En cas de non respect du processus de préparation (trempage, rinçage, cuisson et retrempage), les symptômes sont identiques à ceux induits par la belladone (Atropa belladonna L.).  
 
Circonstances d'intoxication :  
Exceptionnelle : La plante est peu consommée, les accidents référencés chez l’homme sont rares.  
          • Par les graines de lupins amers  
          • L'eau ayant servi au trempage des graines peut être à l'origine d'intoxications. Certaines personnes boivent l’eau de cuisson à des fins médicinales. En effet les graines auraient des propriétés « diurétiques, dépuratives, vermifuges et emménagogues »  
 
Remarque : Existence d'une tératogénicité chez l'animal.  
 
Eléments diagnostiques : Syndrome anticholinergique (mydriase, agitation, confusion, délire, tachycardie)  
 
Conduite à tenir : 
         • Hospitalisation en cas de symptômes  
         • L'efficacité de l'épuration digestive n'est actuellement pas démontrée  
L'administration de charbon activé est à discuter au cas par cas  
         • Mise au calme en chambre peu éclairée  
         • Traitement symptomatique  
                o De l'agitation : sédatifs (ex. : benzodiazépines)  
                o Des convulsions  
                o Les produits ayant une activité anticholinergique (neuroleptiques) doivent être évités  
         • Surveillance neurologique et cardiaque (cardioscope)
FloreTox
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