Euphorbia sp.
Les euphorbes

EUPHORBIACEAE
Description botanique :
Euphorbia cypariassias L. : Euphorbe petit cyprès 
Plante herbacée de 10 à 20 cm, à latex blanchâtre et vivace par un rhizome. Ressemble à un petit conifère (cyprès) sans les fleurs. 
         • Feuilles : Etroites, linéaires, alternes, en touffe au sommet du rameau.
         • Fleurs : Petites, unisexuées, reunies en inflorescences complexes (cyathes) formant des ombelles jaunes  
         • Fruits : Capsules tricoques  
Toutes les espèces d'euphorbes sont caractérisées par un latex blanc et une inflorescence particulière : le cyathe. 
 
Autres espèces du genre : Il existe une centaine d'espèces en Europe dont 50 en France 
          • E. helioscopa L. : Euphorbe réveil matin  
Plante herbacée (20-40cm) à feuilles alternes, ovales, à cyathes en ombelles à 3-5 rayons bi ou trifurqués 
Au contact des yeux, ce latex provoque des démangeaisons empêchant de dormir d’où son nom de « réveil-matin » 
          • E.amygdaloïdes L. : Euphorbe des bois 
Plante ligneuse à la base, vivace, à feuilles oblongues, en rosette, vert foncé et persistante à la base, puis alternes et vert jaunâtre, à cyathes en ombelles de 5 à 10 rayons. Les bractées des cyathes sont soudées en un disque. Présence d’un latex bleuté 
          • E. dulcis L. : Euphorbe douce  
          • E. verrucosa L. : Euphorbe verruqueuse  
          • E. lathyris L. : Herbe à la taupe  
Grande plante dressée bisannuelle, à feuilles lancéolées linéaires, opposées décussées, à cyathes en ombelles de 2-6 rayons. 
          • Il existe des espèces arborescentes : E. dendroides L. (arbuste de 1 m)  
          • Certaines plantes d'appartement font partie de la famille des Euphorbiacées  
               o E. pulcherrima Willd. ex Klotzsch : Poinsettia ou Etoile de Noël ; latex irritant et hypersensibilité cutanée  
               o E. milii Des Moul. : Epine du christ ou Couronne d'épines ; pouvoir irritant expérimentalement nul mais plante suspecte  
               o Codiaeum variegatum (L.) Blume : Croton d'appartement ; latex susceptible d'induire un eczéma  

Habitat :
          • Bords des chemins, sous-bois...  
          • Ornementation  
Risques principaux : Lésions corrosives cutanéo-muqueuses. 

Principes toxiques :
       • Nature : Diterpènes dérivés de l'ingénol et du 5 désoxyingénol.  
       • Localisation : Ces substances irritantes sont présentes dans le latex de toutes les euphorbes. 
Toute la plante est toxique.  

Circonstances d'intoxication :
       • Ingestion d'une partie de la plante par les enfants.
       • Contact cutané ou oculaire consécutif à une activité de jardinage.
Remarque : Les graines ont pu servir de purgatif, et le latex, comme pour la chélidoine (Chelidonium majus L.), a été utilisé pour traiter les verrues. 

Notions générales : 
       • Le caractère corrosif de cette espèce peut être à l'origine d'une inflammation voire d'ulcérations cutanéo-muqueuses.
       • Toxicité faible, locale, la majorité des cas restant asymptomatiques.

Eléments diagnostiques : Les symptômes sont identiques à ceux induits par Dieffenbachia
       • Mastication : Causticité bucco-pharyngée.
       • Ingestion : Troubles digestifs type œsophagite, gastralgies, vomissements et diarrhées.
       • Lors du contact :
           o Cutané : Dermite irritative (Inflammation et/ou lésion cutanée ne faisant intervenir aucun mécanisme immunologique) 
           o Oculaire : Conjonctivite (douleur, larmoiement, photophobie...), kératite parfois grave (ulcérations cornéennes)  

Remarque : Poinsettia (Euphorbia pulcherrima Willd. ex Klotzsch) ne possède pas les propriétés corrosives des autres Euphorbiaceae, mais peut être à l'origine d'une dermite allergique de contact. 

Conduite à tenir :
      • L'absence de symptômes plus de 2 heures après l'ingestion d'une partie de la plante (baies, feuilles, tige, fleur...) est de bon pronostic.
      • L'ingestion peut nécessiter une consultation médicale, voire une surveillance de quelques heures à l'hôpital (risque d'œdème laryngé)  
       • Mastication et/ou ingestion :
           o Décontamination bucco-labiale  
           o Prévention de la réaction œdémateuse par les antihistaminiques H1  
           o En cas de symptomatologie digestive : pansements digestifs 3 fois par jour pendant 2 jours  
       • Atteinte oculaire  
           o Décontamination oculaire  
           o Consultation ophtalmologique  
En complément des mesures habituelles, protection de la lumière parfois préconisée (réactions photoallergiques possibles)  
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