Ginkgo biloba L.
Ginkgo

GINKGOACEAE
Autre dénomination : Arbre aux 40 écus. 

Description botanique : Arbre pouvant dépasser 30 mètres de haut, dioïque. 
          • Feuilles : Nervation dichotomique typique, en éventail avec une échancrure médiane plus ou moins prononcée, et souvent des échancrures secondaires moins marquées ; en automne, le feuillage prend une remarquable couleur jaune or. 
          • Pas de véritable fleur : Le Ginkgo est une gymnosperme dioïque ; les pieds mâles portent des chatons d’étamines et les pieds femelles des ovules groupés par 2 au sommet de petits pédicelles (l’un avorté à peine visible, l’autre de la taille d’une mirabelle); épanouissement au printemps, mais la fécondation proprement dite n’interviendra qu’au bout de plusieurs mois pendant l’hiver. 
           • Pas de véritable fruit : L’ovule devient jaune orangé à l’automne, plein d’une chair juteuse orangée, et cachant une grosse « amande », dure et colorée extérieurement en vert (maturité : octobre) ; sa germination n’interviendra qu’au printemps suivant. 

Habitat : Parcs et jardins uniquement (l'arbre ne se reproduit plus à l'état sauvage). 

Risques principaux :
Lésions cutanées

Principes toxiques : 
          • Nature : Acides ginkgoliques 
          • Localisation : Chair de l’ovule 
 
Remarque :  
          • L’amande est consommée crue ou grillée dans certains pays (Japon, Chine) après avoir enlevé la pulpe.
          • Les feuilles de ginkgo sont très proposées pour améliorer la circulation cérébrale et comme veinotonique. Présence de flavonoïdes, biflavonoïdes, composés terpéniques. 
 
Circonstances d'intoxication :
          • Contact avec la chair de l’ovule ; enfants qui jouent avec les « fruits » tombés au sol. 
          • Quelques cas de consommation excessive de l’amande dans les pays asiatiques. 

Eléments diagnostiques : Les acides ginkgoliques irritants par contact peuvent occasionner de fortes dermites allergiques (érythème, gonflement, lésions vésiculaires de la face et du cou) lorsque l’on manipule la pulpe qui entoure les graines; il convient également de ne pas les ingérer. 
Néanmoins, des intoxications ont eu lieu suite à une consommation excessive (perte de conscience et convulsions).

Conduite à tenir :
Préventif :
          • Eviter un nouveau contact avec la plante/l'allergène  
          • Port de vêtements amples, de gants pour les personnes obligatoirement en contact avec la plante  

Curatif :
          • Mesures générales :  
               o Décontamination immédiate des zones concernées par lavage précoce, abondant et prolongé à l'eau savonneuse  
               o Change et lavage des vêtements  
          • Traitement local : 
               o Utilisation de pains dermatologiques ou de savons surgras à visée antiseptique  
               o Dermocorticoïdes en cas de lésions modérées (niveau 2 sur les membres, niveau 3 ou 4 sur le visage)  
               o Crèmes ou pommades apaisantes et émollientes, hydratantes en cas de sécheresse cutanée  
          • Traitement systémique : 
               o Corticothérapie par voie orale dans les formes sévères (prednisone, prednisolone)  
               o Antihistaminiques H1 par voie orale à visée anti-prurigineuse et/ou sédative 
               o Antibiothérapie par voie orale (érythromycine) indiquée en cas de surinfection bactérienne  
  
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