Juniperus communis L. 
Genévrier commun
 
CUPRESSACEAE
Autres dénominations : Genièvre, Pétron, Pétrot.  
 
Description botanique :  
L’aspect peut varier énormément car il existe un très grand nombre de variétés horticoles.  
Arbuste ou petit arbre dioïque persistant (1 - 5 m), à croissance très lente, dont les rameaux aplatis présentent une section à 3 angles aigus ; écorce rugueuse gris brun.  
         • Feuilles : Piquantes, étroites, coriaces, verticillés par 3 sur 6 rangs, présentant une rayure large, plus claire, voire blanchâtre sur leur face supérieure.  
         • Fleurs : Jaunes, mâles et femelles sur des plants séparés, se présentant sous la forme de chatons groupés à l'aisselle des feuilles.  
         • Fruits : Petits cônes formés de 3 écailles soudées (trace de la soudure visible), charnus, bleu noir à maturité. L’ensemble ressemble à une baie. La chair est sèche, farineuse, très parfumée, 1-3 graines.  
 
Autres espèces :  
         • J. oxycedrus L., cadier  
Présent dans les maquis et les garrigues.  
Plus grand que le genévrier commun (jusqu’à 10m), aiguilles un peu plus longues (10-25mm), cônes plus gros, rouge brunâtre la deuxième année.  
 
         • J. phoenica L., genévrier de Phénicie  
Espèce présente sur le littoral et dans les collines sèches. Un peu plus grand que le genévrier commun (jusqu’à 8m), à feuilles en écailles appliquées contre les rameaux (en aiguilles sur les jeunes plants). Les cônes sont plus gros (8-15 mm), rouge sombre la deuxième année.  
 
Habitat : Le genévrier est répandu dans les landes incultes, les bois et sur les coteaux des régions froides ou tempérées de l'hémisphère nord (plaines et montagnes): Europe, Asie du Nord et Amérique du Nord. 
Principes toxiques :  
           • Nature : Mono et sesquiterpènes présents dans les huiles essentielles et les oléorésines. Des dérivés type tropolone et lignane participent également à la toxicité.  
           • Localisation : Feuilles, fausses baies et bois.  
 
Circonstances d'intoxication : Consommation des cônes.  
Chez J. communis L., lorsqu’ils sont mûrs ils sont utilisés comme condiments pour les charcuteries, la choucroute… Ils peuvent également servir à préparer une eau de vie.  
 
Eléments diagnostiques :  
          • Juniperus communis L., genévrier commun : Consommés à haute dose, les cônes provoqueraient des troubles digestifs et rénaux avec hématurie.  
          • Juniperus oxycedrus L., cadier : Ses cônes ne sont pas comestibles car ils provoquent des irritations gastro-intestinales.  
          • Juniperus phoenica L., genévrier de Phénicie : La consommation des cônes peut entraîner des troubles digestifs, neurologiques et même cardio-respiratoires et hépato-rénaux. Pour certains auteurs, leur toxicité serait moindre que celle de la sabine (Juniperus sabina L.), pour d’autres ils seraient plus toxiques.  
 
Conduite à tenir :  
 
                                                                       Usage médicinal 
 
Parties utilisées : Pseudo-fruit (improprement appelé "baie")  
 
Constituants :  
          • Huile essentielle : monoterpènes (α- et β-pinènes, sabinène, α- et β-cadinènes, myrcène, limonène, camphène, terpinène-4-ol, β-pinène), sesquiterpènes (β-caryophyllène)  
          • Autres constituants : oligosaccharides, tanins catéchiques, flavonoïdes, biflavones, leucoanthocyanes, acides diterpéniques  
 
Indications (Cahier n°3 de l'Agence du Médicament, 1998) :  
• Voie orale :  
- Traditionnellement utilisé pour stimuler l'appétit  
- Traditionnellement utilisé pour favoriser l'élimination rénale de l'eau  
- Traditionnellement utilisé comme adjuvant des cures de diurèse dans les troubles urinaires bénins  
 
Effets indésirables : En cas d'usage prolongé ou de surdosage, des atteintes rénales peuvent survenir. 
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