Arum italicum Miller.
Arum d'Italie

ARACEAE
Autre dénomination : Gouet d'Italie.  

Description botanique :  
Herbacée vivace à tubercule horizontal de 15 à 40 cm 
         • Feuilles :  Basales entières, pétiolées engainantes, hastées (en fer de lance), aux lobes basaux divergents, avec des nervures saillantes, blanchâtres ; feuilles apparaissant en automne    
         • Fleurs : Petites, unisexuées, en un épi fructifère, 10-15 cm, les fleurs femelles surmontées par les fleurs mâles ; épi floral se terminant par un appendice proéminent jaunâtre, le spadice ; l'ensemble de l'inflorescence est entouré par une grande bractée charnue, vert jaunâtre, la spathe (floraison : mai – juin) 
         • Fruits : Baies vert orangé à rouge vif à maturité, sessiles, globuleuses, éventuellement déformées par compression entre elles, renfermant chacune une seule graine, ronde, 4 mm, dure, brun clair, à caroncule brunâtre 

Habitat : Haies, terrains labourés. 
Toxicité : Le degré réel de toxicité est mal défini en raison du manque d'informations vérifiées relatives à la composition en substances nocives.
 
Principes toxiques : 
      • Nature : Les seuls composés clairement identifiés sont des lignanes et des néolignanes ; la présence de saponine ou d'oxalate de calcium n'a jamais été confirmée ; l'absence de coniine est une certitude 
      • Localisation : Majoritairement les fruits, qui attirent particulièrement les jeunes enfants, mais aussi les feuilles 

Symptômes : 
      • Nausées, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales 
      • Douleur lancinante au niveau de la bouche, œdème du pharynx et tuméfaction de la langue 
      • Somnolence 
      • Mydriase, troubles neurologiques et cardiovasculaires sévères ont été rapportés à dose massive.

Remarques : 
      • Le rhizome est amylifère : il aurait été employé en période de famine, après cuisson 
      • Il est à noter que les herbivores délaissent cette plante et que les accidents avec le bétail sont donc rarissimes 

Conduite à tenir :
    • L'absence de symptômes plus de 2 heures après l'ingestion d'une partie de la plante (baies, feuilles, tige, fleur...) est de bon pronostic  
    • L'ingestion peut nécessiter une consultation médicale, voire une surveillance de quelques heures à l'hôpital (risque d'œdème laryngé)    
      • Mastication et/ou ingestion :
                     o Décontamination bucco-labiale  
                     o Prévention de la réaction œdémateuse par les antihistaminiques H1  
                     o En cas de symptomatologie digestive : pansements digestifs 3 fois par jour pendant 2 jours  
      • Atteinte oculaire : 
                     o Décontamination oculaire  
                     o Consultation ophtalmologique 
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